Au Japon, un service de partage de supercars conçu pour les "jeunes"

Acheter une Ferrari reste un rêve inaccessible pour la majorité des automobilistes. Entre le prix d’achat, l’assurance, l’entretien et le stationnement, posséder une supercar demande souvent un budget colossal. Pourtant, au Japon, une entreprise a trouvé une solution originale pour rendre ces voitures d’exception beaucoup plus accessibles.
Le concept cartonne actuellement auprès des jeunes passionnés : partager la propriété d’une sportive entre plusieurs utilisateurs afin de réduire drastiquement les coûts.
Une Ferrari à plusieurs plutôt qu’aucune tout seul
Le système développé par Rendez-Vous repose sur une idée simple : au lieu qu’un seul propriétaire finance l’intégralité du véhicule, plusieurs personnes se répartissent les frais.
Chaque voiture est ainsi détenue par cinq copropriétaires. Mais contrairement à un achat collectif classique, les utilisateurs ne paient pas le prix complet de la voiture. Ils financent principalement la dépréciation estimée du modèle sur une année ainsi qu’une partie des frais annexes.
L’assurance, l’entretien, les taxes et même les coûts de stationnement sont intégrés dans la formule. Cela permet aux membres de profiter d’une voiture prestigieuse sans subir seuls toutes les contraintes financières habituellement liées à ce type d’automobile.
Les jeunes Japonais particulièrement séduits
Le succès du service s’explique en grande partie par l’évolution du rapport à l’automobile chez les jeunes générations japonaises.
Dans les grandes villes comme Tokyo ou Osaka, posséder une voiture devient de plus en plus compliqué et coûteux. Les places de parking sont rares, les taxes importantes et le coût de la vie élevé. Résultat : beaucoup de jeunes passionnés renoncent à acheter des voitures sportives malgré leur intérêt pour l’automobile.
Le modèle de copropriété permet donc de conserver le plaisir automobile sans exploser son budget.
Parmi les utilisateurs figure notamment un jeune passionné de 24 ans devenu copropriétaire d’une Ferrari 360 Modena d’occasion. Chaque membre dispose d’environ 50 jours d’utilisation par an, largement suffisants pour profiter de la voiture le week-end ou lors de sorties plaisir.
Des modèles mythiques accessibles autrement
L’entreprise japonaise achète uniquement des véhicules d’occasion, allant des anciennes sportives des années 1950 jusqu’aux supercars modernes.
Cette stratégie permet de proposer des modèles prestigieux à des coûts beaucoup plus réalistes que l’achat d’un véhicule neuf. Et contrairement à certaines plateformes de location de luxe, les utilisateurs conservent ici une véritable logique de propriété partagée.
Le concept attire autant les amateurs de voitures italiennes que les passionnés de modèles japonais rares ou de sportives européennes.
Une demande déjà énorme
Le phénomène prend désormais une ampleur impressionnante au Japon.
Selon l’entreprise, plus de 3 500 personnes seraient actuellement sur liste d’attente pour rejoindre le service. Un chiffre qui montre à quel point cette nouvelle façon de vivre la passion automobile répond à une vraie demande.
Cette approche pourrait même inspirer d’autres marchés dans les années à venir. Avec la hausse du prix des voitures sportives et des coûts d’utilisation, partager une supercar devient finalement beaucoup plus logique pour certains passionnés que de chercher à la posséder seul.
Et à voir le succès rencontré au Japon, le rêve Ferrari pourrait bientôt devenir un peu moins inaccessible pour toute une génération.

