BYD dépasse Ford : un symbole fort de la montée en puissance chinoise

La performance était pressentie dès le début de l’année. Le 2 janvier, BYD annonçait avoir écoulé 4 602 436 véhicules en 2025. Un chiffre impressionnant, qui laissait supposer que le constructeur chinois avait pris l’ascendant sur Ford. Il aura fallu attendre le 10 février pour connaître les résultats officiels du groupe américain : 4 395 000 véhicules vendus en 2025.
Le verdict est clair : BYD devance nettement Ford au classement mondial.
Une dynamique mondiale favorable à BYD
Au-delà du simple volume, c’est la dynamique qui interpelle. Les ventes de BYD progressent dans la plupart des grandes régions du monde, confirmant l’expansion internationale du constructeur chinois.
À l’inverse, Ford affiche une situation plus contrastée. Si ses ventes se maintiennent sur son marché domestique, les États-Unis, elles enregistrent en revanche une forte baisse en Europe. Un recul qui s’inscrit dans une stratégie assumée par le constructeur.
Ford paie ses choix stratégiques
Ford a fait le pari de se recentrer sur ses modèles les plus rentables, en abandonnant progressivement plusieurs véhicules à fort volume. Après l’arrêt des Taurus et Fusion en Amérique du Nord, la marque a successivement retiré de son catalogue européen la Ka, puis la Fiesta et enfin la Focus.
Un repositionnement stratégique compréhensible d’un point de vue financier, mais qui a mécaniquement réduit les volumes de vente. Lorsque les modèles les plus diffusés disparaissent sans véritable remplaçant, la baisse des immatriculations devient difficile à éviter.
Un contraste frappant pour les investisseurs
Ford demeure malgré tout dans une situation financière plus solide que certains concurrents européens, notamment Stellantis. Mais le symbole est fort : un constructeur chinois dépasse l’un des géants historiques américains.
Pour un investisseur européen souhaitant se lancer dans la distribution automobile, le choix entre Ford, Stellantis et BYD peut aujourd’hui sembler moins évident qu’auparavant. Au vu de la dynamique commerciale et de la croissance affichée, l’option chinoise apparaît de plus en plus crédible — et potentiellement séduisante.

