De nouveaux feux piétons testés en France pour améliorer la sécurité

De nouveaux feux piétons testés en France pour améliorer la sécurité

La sécurité des piétons reste un enjeu majeur en France. Malgré une baisse récente de la mortalité, plusieurs centaines de piétons perdent encore la vie chaque année sur les routes, avec une proportion particulièrement élevée chez les personnes âgées.

Pour tenter d’améliorer la situation, les pouvoirs publics ont lancé une expérimentation de nouveaux feux piétons dans plusieurs grandes villes. Sont notamment concernées Metz, Nancy, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse. Cette phase de test doit se poursuivre jusqu’en 2027 afin d’évaluer l’efficacité du dispositif.

Un feu jaune inédit pour mieux gérer la traversée

La principale nouveauté repose sur l’introduction d’un feu jaune dédié aux piétons. Ce signal, fixe ou clignotant, s’ajoute aux traditionnels feux vert et rouge.

Concrètement, le fonctionnement évolue légèrement :

  • le feu vert autorise toujours à s’engager sur la chaussée
  • le feu jaune interdit de commencer à traverser, mais permet de terminer si l’on est déjà engagé
  • le feu rouge interdit totalement la traversée

L’objectif est simple : mieux indiquer aux piétons et aux automobilistes le moment où il est encore possible de finir de traverser en sécurité.

Une meilleure lisibilité pour les automobilistes

Ce nouveau dispositif ne concerne pas uniquement les piétons. Les automobilistes sont eux aussi impactés, avec une signalisation adaptée.

Lorsque le feu piéton passe au rouge, les véhicules peuvent avoir un feu vert ou jaune. Ce dernier sert notamment d’alerte, signalant la présence potentielle de piétons à proximité du passage.

L’idée est d’améliorer la compréhension globale des phases de circulation et de réduire les comportements à risque, comme les traversées tardives ou les démarrages trop rapides.

Un dispositif pensé pour tous les usagers

L’expérimentation intègre également des dispositifs pour les personnes malvoyantes ou aveugles. Certains feux sont équipés de signaux sonores ou de messages vocaux, afin de rendre la traversée plus accessible.

À noter : pour ne pas perturber les résultats, ces nouveaux feux ne sont pas associés à des décomptes visuels du temps restant, pourtant déjà testés ailleurs. Les autorités souhaitent ainsi isoler l’impact réel de ce feu jaune sur les comportements.

Une expérimentation encadrée et évolutive

Ce sont les municipalités des villes concernées qui pilotent la mise en place du dispositif sur le terrain. L’État, de son côté, encadre le cadre réglementaire et l’évaluation.

Initialement prévue sur deux ans, l’expérimentation a été prolongée afin de collecter davantage de données. Elle pourra être ajustée, suspendue ou même arrêtée en cas de problème ou d’incident.

Une généralisation loin d’être acquise

À l’issue des tests, chaque métropole devra analyser les résultats, avant une synthèse globale réalisée par le CEREMA. Ce rapport permettra aux autorités de décider si ce nouveau type de feu mérite d’être intégré durablement dans le Code de la route.

Mais même en cas de résultats positifs, une généralisation rapide reste peu probable. Comme souvent en matière de signalisation routière, les évolutions prennent du temps et nécessitent des ajustements à grande échelle.

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