Plaques d'immatriculation SIV : comment sont attribués les numéros en France ?

Plaques d'immatriculation SIV : comment sont attribués les numéros en France ?

Depuis 2009, toutes les voitures immatriculées en France reçoivent un numéro au format AA-123-AA. Si cette combinaison de lettres et de chiffres paraît aléatoire, elle répond en réalité à des règles très précises définies par le Système d'Immatriculation des Véhicules (SIV). Pourquoi certaines lettres sont-elles interdites ? Peut-on choisir son numéro ? Et combien de combinaisons restent encore disponibles ? Voici comment fonctionne le système actuel.

Le SIV a remplacé l'ancien système en 2009

Le Système d'Immatriculation des Véhicules (SIV) est entré en vigueur le 15 avril 2009 pour les véhicules neufs, puis le 15 octobre de la même année pour les véhicules d'occasion.

Il a remplacé le FNI (Fichier National des Immatriculations), utilisé depuis 1950. Cette réforme avait plusieurs objectifs : simplifier les démarches administratives, moderniser la gestion des immatriculations grâce aux services en ligne et éviter la saturation de certains départements où les anciennes séries arrivaient à leur limite.

Autre changement majeur : contrairement à l'ancien système, un véhicule conserve désormais son numéro d'immatriculation toute sa vie, même en cas de changement de propriétaire ou de département.

Pourquoi certaines lettres n'apparaissent jamais sur les plaques ?

Les plaques SIV suivent toujours le même format : deux lettres, trois chiffres, puis deux lettres.

Toutefois, certaines lettres sont volontairement exclues afin d'éviter toute confusion :

  • I, qui peut être confondu avec le chiffre 1 ;
  • O, proche du chiffre 0 ;
  • U, qui ressemble à la lettre V.

Certaines combinaisons sont également interdites. Par exemple, WW est réservé aux immatriculations provisoires, tandis que SS est exclu pour des raisons historiques liées à la législation française.

Les plaques comportent également deux bandes bleues obligatoires : à gauche figurent le drapeau européen et le sigle F, tandis qu'à droite apparaît le logo de la région accompagné du numéro du département choisi librement par le propriétaire.

Comment les numéros sont-ils générés ?

Contrairement à une idée reçue, il est impossible de choisir son numéro d'immatriculation. Les séries sont attribuées automatiquement selon un ordre chronologique.

Le tout premier numéro délivré en 2009 était AA-001-AA.

Le fonctionnement est ensuite le suivant :

  • les chiffres progressent de 001 à 999 ;
  • une fois 999 atteint, la dernière lettre change ;
  • lorsque toutes les combinaisons de la dernière lettre sont utilisées, c'est l'avant-dernière qui évolue, puis les deux premières lettres à leur tour.

Par exemple :

  • AA-001-AA
  • AA-999-AA
  • AA-001-AB
  • AA-999-AZ
  • AA-001-BA
  • AB-001-AA

Ce système permet une progression continue sans intervention humaine.

Combien de plaques peuvent être créées ?

Malgré l'exclusion de certaines lettres et de quelques combinaisons, le SIV offre près de 280 millions de numéros différents.

Selon les estimations officielles, cette réserve devrait permettre de couvrir les besoins français pendant environ 80 ans. Aujourd'hui, les nouvelles immatriculations commencent déjà par la lettre G, preuve que la numérotation avance progressivement depuis son lancement.

Les anciennes plaques FNI n'ont pas totalement disparu

Même si le SIV équipe désormais la quasi-totalité des véhicules neufs, certaines voitures circulent encore avec leur ancienne plaque au format départemental du FNI.

Ces véhicules ne basculent dans le système SIV qu'à l'occasion de certaines démarches administratives, comme un changement de propriétaire. L'objectif initial était que l'ensemble du parc soit converti avant la fin de l'année 2020, mais ce n'est toujours pas le cas.

Il n'est donc pas rare de croiser encore aujourd'hui des véhicules arborant une immatriculation de l'ancien format, plus de quinze ans après l'arrivée du SIV.

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