Mondial de l’Auto 2026 : la Chine débarque (malheureusement) en force à Paris !

Mondial de l’Auto 2026 : la Chine débarque (malheureusement) en force à Paris !
SALON MONDIAL DE L'AUTO CHINOIS
📅 Septembre 2026 · ✍️ François S. · ⏱ 4 min de lecture

Le Mondial de l’Auto de Paris s’apprête à changer de visage. Après une édition 2022 qui avait sérieusement inquiété les organisateurs, le rendez-vous automobile de la Porte de Versailles semble avoir retrouvé de l’attractivité. Du 12 au 18 octobre 2026, pas moins de 44 constructeurs sont attendus, dont 20 marques chinoises. Un rapport de force inédit qui témoigne surtout de la progression spectaculaire des constructeurs chinois en Europe.

En 2022, le salon parisien avait traversé une période particulièrement difficile. Plusieurs grands constructeurs européens avaient préféré ne pas faire le déplacement dans un contexte encore marqué par la crise sanitaire. Les marques chinoises avaient alors profité de cette situation pour occuper le devant de la scène. BYD, MG, Ora, Wey, Leapmotor ou encore Seres s’étaient retrouvés aux côtés d’un nombre limité de constructeurs occidentaux.

Quatre ans plus tard, le décor a changé. Le nombre de participants a fortement progressé et, surtout, la Chine représente désormais près de la moitié du plateau.

Une offensive chinoise qui ne se limite plus à BYD

La présence chinoise ne reposera plus uniquement sur quelques constructeurs déjà connus du public français. Les acteurs historiques de cette offensive seront bien présents, à commencer par BYD, qui viendra notamment avec sa marque premium Denza, mais aussi par Leapmotor et Xpeng.

D’autres groupes cherchent désormais à accélérer leur implantation en Europe. Geely, propriétaire de Volvo depuis 2010, exposera notamment ses marques Zeekr et Lynk & Co. De son côté, le groupe Chery présentera plusieurs labels avec Omoda et Jaecoo.

Le public pourra également découvrir ou retrouver Changan, GAC et sa marque Aion, Dongfeng, Forthing, Aito, Li Auto, Linktour et Pix Moving. Maxus représentera pour sa part l’offre chinoise dans le domaine des utilitaires électriques.

Plus surprenant, BAW exposera également son 212, un imposant tout-terrain diesel dont le positionnement semble assez éloigné des attentes actuelles du marché français.

Cette démonstration de force connaît toutefois une exception de taille : MG Motor ne participera pas au salon 2026. L’absence est d’autant plus notable que la marque, désormais bien implantée sur le marché européen, a écoulé plus de 300 000 véhicules en Europe en 2025.

Renault et Stellantis veulent défendre leurs positions

Les constructeurs européens ne comptent évidemment pas laisser le terrain libre aux nouveaux venus chinois. 24 marques non chinoises seront présentes à Paris.

Renault devrait occuper une place importante avec ses trois marques Renault, Dacia et Alpine. Stellantis sera lui aussi largement représenté avec Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Alfa Romeo, Fiat, Lancia et Opel. Les marques américaines du groupe, notamment Jeep, Dodge, Chrysler et Ram, seront en revanche absentes.

Le groupe Volkswagen répondra présent avec Volkswagen, Audi, Skoda, Cupra et Porsche. Le plateau sera complété par de nombreux constructeurs internationaux, parmi lesquels Ford, Honda, Hyundai, Kia, Mercedes-Benz, Volvo, Smart, Lucid et Lotus, ainsi que le français Aixam dans le domaine des voitures sans permis.

BMW et Toyota font l’impasse

Le retour en force du Mondial ne signifie toutefois pas que toutes les grandes marques seront présentes.

BMW a finalement décidé de se retirer, alors que sa participation avait initialement été annoncée. Toyota et Lexus ont, eux, choisi de ne pas participer dès le départ. Le constructeur japonais ne disparaîtra cependant pas totalement de la manifestation puisque certaines de ses technologies seront présentées dans un espace spécifique.

Un salon qui reflète la transformation du marché

Cette édition 2026 constitue donc un véritable test pour le Mondial de Paris. Avec 20 marques chinoises face à 24 constructeurs internationaux, l’équilibre numérique est presque parfait.

Mais derrière ces chiffres se joue surtout une bataille industrielle et commerciale. Les constructeurs chinois ne se contentent plus de vendre quelques modèles électriques à prix agressifs : ils investissent désormais tous les segments, multiplient les marques et cherchent à construire une véritable image auprès des automobilistes européens.

Le paradoxe est que ces vingt marques ne représentent qu'une fraction de l'industrie automobile chinoise. Environ 130 constructeurs y seraient actuellement actifs. Autrement dit, l’offensive observée à Paris pourrait encore prendre de l’ampleur dans les années à venir.

Le Mondial de l’Auto 2026 pourrait ainsi symboliser une nouvelle étape : celle où les constructeurs chinois ne sont plus de simples invités du marché européen, mais deviennent des concurrents incontournables des marques historiques.

Laisser un commentaire